Le projet Matam : filtrer l’eau en milieu aride

Deux mois d’inondation, dix mois de sécheresse… Telles sont les conditions de vie de la population de Matam, dans nord du Sénégal. Et s’il était possible de stocker cette eau au bon moment pour la restituer plus tard dans l’année ? C’est tout l’enjeu du projet lancé en 2026 par l’Institut Balanitès.

Le concept ? Acheter à l’entreprise française FiltraLife Solution deux appareils à filtration de sa fabrication destinés à rendre potable n’importe quelle eau de rivière. Souvenez-vous, cet équipement a valu à ses créateurs Paul et Auguste Minot la médaille d’or du concours Lépine en 2024. Ensuite, le but est d’envoyer ces deux machines au Sénégal pour lancer une expérimentation.

Ce dispositif va être envoyé au Sénégal en collaboration avec les autorités de la municipalité de Matam et installé à proximité d’un dispensaire et d’une zone de maraîchage. Une façon de rendre l’eau propre à la consommation humaine et à l’arrosage des cultures.

Le Rotary : un pont entre deux mondes

La machine, le transport, la formation et la maintenance représentent une enveloppe de 10 000€. Par ses actions humanitaires, le Rotary de Poitiers (ville où l’Institut Balanitès a vu le jour) a décidé d’en financer une partie, tout comme la Fondation Rotary.

« Le Rotary de Poitiers a très vite été enthousiasmé par l’idée de soutenir la Grande Muraille verte. Mais il fallait un projet concret. On s’est dit qu’il fallait absolument créer une expérimentation in situ. Le Sénégal comme l’Ethiopie est une vitrine de la Grande Muraille verte, c’est tout naturellement que nous avons choisi cet endroit, et plus particulièrement la région Nord à la fois désertique et proche du fleuve Sénégal. »

Didier Moreau, délégué général de l’Institut Balanitès

Au Sénégal, c’est le Rotary de Dakar « Emeraude » qui prendra le relai afin d’assurer la mise en place, l’utilisation et l’entretien des machines de FiltraLife.

Ce projet baptisé « Matam » s’inscrit totalement dans les objectifs de la Grande Muraille verte : maintenir voire développer les activités économiques le long du tracé afin que les populations locales puissent rester sur place et vivre de leur travail.

Ce projet correspond également à l’une des valeurs fortes du Rotary International : permettre aux populations de rester souveraines sur leur territoire en les aidant à garantir leur subsistance.

Cette expérimentation sera suivie par des chercheurs de l’université de Saint-Louis et des médecins partenaires de l’Institut Balanitès.

Vous souhaitez suivre l’actualité de ce projet, c’est par ici :

Partager cet article :

Demandez votre badge !

Les Open Badges sont utilisés par des communautés de pratique, des organisations ou encore des individus pour reconnaître (ou revendiquer) une compétence, un savoir-faire, un savoir-être, une participation, un rôle, une réalisation, un engagement, une contribution, un projet ou un intérêt.

Open badge - Je participe à la Grande Muraille verte

Je participe

Vous participez au projet de la Grande Muraille verte (par vos recherches, votre travail, votre engagement bénévole…) ? 

Open badge - Je soutiens la Grande Muraille verte

Je soutiens

Vous soutenez le projet de la Grande Muraille verte, financièrement et/ou moralement ?